Cabrerets

Dernier ajout : 6 juin.

La forme romane de ce nom, Cabrairets, que l’on retrouve en latin, Cabrayreto, doit donner raison à l’étymologie qui s’accorde avec la nature physique du lieu pour voir là un pays de chèvres et de chevriers. On trouve souvent la forme Cabrières.
L’église de Cabrerets était possession du Chapitre de Cahors de temps immémorial Comme tant d’autres églises, elle lui fut quelque temps enlevée par des seigneurs avides, et l’évêque Géraud de Cardaillac dut lancer l’interdit contre les injustes possesseurs. L’église fut rendue (elle est mentionnée comme possession du chapitre dans la bulle de Pascal II en 1106), et jusqu’à la Révolution, la nomination du curé appartint au chanoine de semaine ; la présentation à l’évêque de Cahors était faite par le chapitre. Les plus anciens pouillés le constatent.
Elle avait le même titulaire que Vialoles, c’est-à-dire les saints apôtres Pierre et Paul. Avec Vialoles et ses annexes, elle était située dans l’archiprêtré de St André de Cahors ; aux XVIIè-XVIIIè siècles, les deux églises faisaient partie de la congrégation foraine de Lentillac.
En 1328, Etienne Medici (ou Metge) était transféré de l’église de Cabrerets dans une paroisse du diocèse d’Albi, et, le 10 décembre, était remplacé par Géraud de Averro, de Vers (avec son frère Bertrand, ils s’entendent des fruits de la vacance avec le collecteur).
En 1395, Bernard de Fabrica (Lafargue), probablement originaire de Cornus, était recteur de Saint-Pierre de Cabrerets. 1449, J. Baya, diacre recteur, procureur d’un chanoine de Cahors.
Au XVIè siècle, la famille seigneuriale fournit certains curés, évidemment commandataires, qui faisaient faire le service par leurs vicaires : en 1502, c’était Olivier de Gontaud, chanoine de Cahors, qui avait eu l’église de St-Céré (St Laurent) ; en 1516, Jean de Gontaud échange l’église de Cabrerets contre celle de Belfort avec Antoine de Gontaud ; il possédait également l’église de Saint-Géry avec ses annexes ; et ce dernier, en 1520, resignait en faveur de son neveu, appelé également Antoine de Gontaud, bachelier in utroque.
Un M. Laur est mentionné, en 1678, comme curé de Cabrerets : lui et son frère, hebdomadier du Chapitre de Cahors sont parmi les débiteurs de la succession de Mgr Nicolas de Servin Antoine Serres était curé vers 1717 et en 1731.
Vers 1734, et au moins jusqu’à 1750, Jean Colonge.
Les registres de Saint Cirq-Lapopie et divers actes des de Gontaud donnent le nom de M. Cassagnes vers 1760 ; curé également quelques années plus tard, M. Duc fut recteur de Cabrerets avant d’être recteur de Mechmont où il est encore au moment de la Révolution.
Nous trouvons en 1767 une quittance de M. Cajes, curé de Cabrerets et St Laurent.
En 1770, le curé était Me Jacques Prajades, originaire du diocèse de Saint-Flour ; il mourut en 1785 et fut remplacé le 27 sept. de cette année par Me Jean-Jacques Orlayrac, vicaire de Cornac, d’une famille de la région de Cabrerets. Celui-ci fut transféré à Soucirac, et, sur la présentation de M. Bonnassier, chanoine de Cahors, remplacé par Jean-B. Fabret, vicaire de Montfaucon, 10 février 1789, lequel, en septembre de l’année suivante, permutait avec Me Pierre Auguste Valery, recteur de Payrignac, originaire du diocèse de Tulle (2 septembre 1790).
Il fut remplacé pendant la Révolution d’abord par Balayé, curé constitutionnel, titulaire depuis le 11 mai 1792, puis par Etienne Barager, dont on trouve le nom parmi les membres du synode de Mgr Danglars en 1797.
Un des vicaires de Cabrerets, Pierre Toury, vicaire au moment de la Révolution, suivit le mouvement constitutionnel : il fut élu en septembre 1791, curé de Fontaynous. Un autre, vicaire en 1761-62, fut, en 1762, curé de Saint-Félix, près Montcuq.
L’église de Cabrerets est située sur une éminence du même côté que le château du XVIè siècle, sur la rive droite du ruisseau. Elle a été fortement réparée en 1855 et surtout en 1880. Elle est de style roman.
La plus petite de ses deux cloches porte l’inscription suivante « 1629, Sancte Petre et Paule, orate pro nobis. Cabraires »
Les seigneurs de Gontaud-Biron avaient une chapelle dans l’église. On la réparait en 1770-1772 (quittances).
Le cahier des doléances de 1789 fait remarquer que la commune « est si pauvre qu’elle n’a pas seulement de maison presbytérale pour loger le curé qui la dessert et qu’elle est dans l’impossibilité d’en acheter ou d’en construire une, malgré les actes réitérés de son pasteur, si Sa Majesté ne lui accorde un don ou une remise proportionnée aux frais de la construction ou de l’achat. ».

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