BEATIFICATION DES MARTYRES D’ALGERIE

Vendredi 8 février 2019, par Secrétariat // DECLARATIONS ET DECISIONS DE NOTRE EVEQUE

Le samedi 8 décembre 2018, l’Église célèbre la béatification de Mgr Claverie et de ses 18 compagnons -parmi lesquels les 7 moines de Tibhirine -, en la basilique de Santa Cruz à Oran.
Le diocèse de Cahors se sent particulièrement concerné du fait de la présence à St-Michel de Bannière, d’une plaque commémorative sur laquelle est gravé le testament spirituel de Chr.de Chergé, un des 7 moines de l’Atlas, dont la famille habite ce village. Ce mémorial exprime une dimension forte du don de leur vie par ces martyrs par amour du Christ et de tout le peuple Algérien.
Parmi les 19 martyrs, Pierre Claverie était évêque d’Oran et c’est lui, en tant qu’évêque, qui est placé en tête des 19 bienheureux d’Algérie. C’est pourquoi la béatification a lieu à Oran. Pierre Claverie a été tué dans la nuit du 1° août 1996 par une bombe placée contre la porte de l’actuel évêché.
Son sang a été mêlé à celui d’un jeune musulman de Sidi Bel Abbès, Mohamed Bouchikhi, qui était allé le chercher à l’aéroport cette nuit-là. Ce signe du sang mêlé révèle pour une grande part la signification de la présence de ces chrétiens, témoins de la foi, au milieu du peuple algérien.
Je signale également que notre diocèse sera représenté à Oran par l’abbé Ronan de Gouvello dont l’oncle, le père Jean Chevillard, père blanc (1925-1994) assassiné à Tizi-Ouzou sera béatifié.
Le P. Pierre Georgin, supérieur régional, disait : « Ce sérieux de l’homme de devoir, je l’ai retrouvé chez lui à un degré qui touchait à l’héroïsme ». Quelques années avant sa mort quand il était directeur d’un centre professionnel, il écrivait dans une lettre : « Quand je me suis fait prêtre, c’était pour me dévouer et donner ma vie à ceux que Dieu voudrait mettre sur ma route, sans rien demander en échange. Vous connaissez les paroles du Christ : « voici le premier et le plus grand des commandements : tu aimeras le Seigneur ton Dieu de tout ton cœur, de toute ton âme et de toutes tes forces, et ton prochain comme toi-même ». C’est ce que j’ai essayé de faire – à ma petite mesure – là où Dieu m’a mis, dans la mesure de mes moyens, faisant ce que je pouvais, et toujours en dessous de mon idéal ; mais j’ai marché pour l’atteindre ».
Peu de temps avant sa mort il écrit : « Je sais que je peux mourir assassiné. Notre vocation, c’est de témoigner de notre foi en terre musulmane. Pour le reste ; Inch’ Allah ».

Rendons grâces avec toute l’Église et prions les uns pour les autres.

+Franz

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