Bienheureuse MARIA CANDIDA DELL’EUCARISTIA

Vendredi 12 juin 2020, par Secrétariat // LE SAINT DU JOUR

Bienheureuse Maria Candida dell’Eucaristia
Carmélite italienne (✝ 1949)

Maria Barba naquit le 16 janvier 1884 à Catanzaro (Italie), dans une famille originaire de Palerme qui s’était momentanément installée dans cette ville en raison du travail de son père, Pietro Barba, Conseiller à la Cour d’appel. Ses parents étaient profondément croyants, mais ils s’opposèrent pourtant résolument à sa vocation religieuse, qui s’était manifestée dès l’âge de quinze ans.

Elle dut attendre vingt ans pour pouvoir réaliser son aspiration, faisant preuve d’une surprenante force d’âme et d’une fidélité non commune à son aspiration initiale.

Elle entra au Carmel thérésien de Raguse le 25 septembre 1919, prenant le nom de Maria Candida dell’Eucaristia, et soutenue par une dévotion particulière au mystère eucharistique. L’Eucharistie occupait véritablement toute sa vie spirituelle. Elle développa pleinement cette "vocation pour l’Eucharistie" aidée par la spiritualité carmélite, de laquelle elle s’était approchée à la suite de la lecture de l’"Histoire d’une âme", où sainte Thérèse de Jésus décrit sa dévotion pour l’Eucharistie et comment elle a fait en celle-ci l’expérience du mystère fécond de l’Humanité du Christ.

Elue prieure du monastère en 1924, elle restera à ce poste, à l’exception d’une brève période, jusqu’en 1947, transmettant à sa communauté un profond amour pour la Règle de sainte Thérèse de Jésus et contribuant à l’expansion du Carmel thérésien en Sicile, et au retour de la branche masculine de l’Ordre.

A partir de la solennité du Corpus Domini de 1933, elle commença à écrire ce que nous pourrions définir comme son chef-d’oeuvre de spiritualité eucharistique. Il s’agit d’une longue et intense méditation sur l’Eucharistie qui s’appuie à la fois sur l’expérience personnelle et son approfondissement théologique de cette même expérience. Dans l’Eucharistie, elle saisit également le sens profond des trois voeux religieux qui, dans une vie eucharistique, trouvent non seulement leur pleine expression, mais un exercice concret de vie, une sorte de profonde ascèse et de conformation progressive à l’unique modèle de toute consécration, Jésus Christ mort et ressuscité pour nous.

Mais la Vierge Marie, celle qui a porté en son sein le Fils de Dieu, est sans aucun doute son véritable modèle de vie eucharistique. Pour Mère Maria Candida, l’Eucharistie est école, nourriture, rencontre avec Dieu, fusion du coeur, école de vertu et sagesse de vie.

Le Seigneur la rappela à Lui après quelques mois de profondes souffrances physiques, le 12 juin 1949, Solennité de la Très Sainte Trinité.

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