Bienheureuse MARIA DROSTE

Lundi 8 juin 2020, par Secrétariat // LE SAINT DU JOUR

Vie religieuse
Portrait de Sœur Marie du Divin Cœur Droste zu Vischering comme Mère Supérieure du Couvent des Sœurs du Bon-Pasteur de Porto, en Portugal (1894).

Sœur Marie du Divin Cœur prononça ses vœux solennels, le 29 janvier 1891 et devint maîtresse des enfants. En 1894, elle fut appelée au couvent de Porto, au Portugal. Elle fit d’abord le voyage à la maison-mère d’Angers où se trouvaient 1100 religieuses, puis repartit en train, en faisant étape dans la communauté, pour Perpignan et Barcelone, Manrèse, et enfin Lisbonne.

Elle fut nommée première maîtresse et apprit rapidement le portugais. Elle était joyeuse ; mais renouvelait à chaque instant le sacrifice d’avoir quitté Münster. Elle fut rapidement nommée Mère supérieure du couvent du Bon-Pasteur de Porto, dans le faubourg ouvrier de Paranhos.

Le couvent, qui avaient des ressources insuffisantes, abritait 20 religieuses et 78 jeunes filles et fillettes qui étaient pour elle sa perpétuelle préoccupation. Bientôt les fillettes furent au nombre de 157. Le couvent faisait office de ce que l’on pourrait appeler de centre de réhabilitation de la jeunesse et il fallait remettre dans le droit chemin nombre de jeunes filles.

En janvier 1896, elle se rendit à Angers à la maison-mère, puis rendit visite à sa famille en Allemagne ; mais à son retour, elle tomba malade.

Ses parents vinrent la voir au mois de septembre et constatèrent qu’elle avait déjà les pieds paralysés. Depuis lors, elle entra en correspondance avec de nombreux ecclésiastiques et religieux et continua, au prix de grandes souffrances, sur ordre du cardinal de Porto à diriger le couvent. Elle se faisait porter au parloir jusqu’au soir et recevait allongée.
Propagatrice
Peinture avec le Sacré-Cœur de Jésus à verser Ses grâces sur le monde par l’intercession de la bienheureuse Sœur Marie du Divin Cœur Droste zu Vischering.

Bienheureuse Maria Droste
religieuse à Porto au Portugal (✝ 1899)

La réputation de cette infirme se propagea dans la région et nombreux furent ceux qui vinrent lui demander conseil. Depuis l’enfance, elle pratiquait la dévotion au Sacré-Cœur qu’elle communiquait à son entourage et à partir de 1897, elle désirait communiquer au pape Léon XIII un projet de consécration du genre humain au Cœur de Jésus. Son confesseur, vice-recteur du séminaire de Porto lui permit d’écrire au pape, et le cardinal Jacobini à Rome fut chargé de l’enquête. En avril 1898, le pape fit envoyer personnellement à la religieuse deux exemplaires du futur décret proclamant cette consécration. Le 18 mai, le comte et la comtesse Droste zu Vischering furent reçus en audience par Léon XIII à qui il annonça la parution prochaine d’une encyclique sur ce thème.

Sœur Marie du Divin Cœur mourut le 8 juin 1899 et l’encyclique Annum sacrum avait paru quelques jours auparavant, le 25 mai.
Morte et incorruptibilité

Sœur Marie du Divin Cœur meurt le 8 juin 1899 à la veille du triduum préparatoire de la consécration du genre humain au Sacré-Cœur de Jésus. Son corps incorrompu est exposé à la vénération publique dans l’Église-Sanctuaire du Sacré-Cœur de Jésus située a l’Ermesinde, au nord du Portugal.
Décret pontifical
En 1964, Sœur Marie du Divin Cœur, la comtesse Droste zu Vischering, a reçu officiellement le titre de vénérable par l’Église catholique. Le 1er novembre 1975, elle a été déclarée bienheureuse par le pape Paul VI.

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