EXPERIENCES DE MORT EMMINENTE

Jeudi 30 mai 2019, par Secrétariat // EXPERIENCES DE MORT EMINENTE

Depuis une cinquantaine d’années, les « EMI » se développent en même temps que les très nombreuses études. Si la science (et la religion) balbutie, elle a des choses à nous apprendre. Le Seigneur, dans sa Miséricorde, sait que nous sommes paralysés dans la société du visuel, et qu’on a besoin de voir pour croire (comme si le Seigneur acceptait de graduer le chemin, afin que le chemin de foi et de bonheur reste à notre portée. Il ne renie pas le « heureux celui qui croit sans avoir vu », mais prend en compte notre besoin impérieux d’avoir une étape intermédiaire : voir des signes vraiment visibles, qui ne sont pas des preuves, mais nourrissent notre espérance afin de toucher cette béatitude. Ca a commencé par le Saint Suaire afin que notre vue nous aide à croire à l’Invisible, et aujourd’hui, le Christ nous aide avec ces milliers de témoignages qui convergent tous vers un même point : la lumière et le bonheur est à portée de cœur). Alors, n’ayez pas peur ! Et entrons dans ce chemin de signes offerts par pur amour de la part de Notre Seigneur !

Les Expériences de mort imminente (EMI) : un signe de l’au-delà ?
Attestées médicalement mais toujours inexpliquées, les EMI remettent en cause un certain nombre de tabous.
En France, c’était la première fois qu’une thèse de médecine s’intéressait aux EMI (expériences de mort imminente) –aux Etats-Unis, le docteur Elizabeth a commencé dans les années 70, et surtout le docteur Moody. Soutenue en France en 2014 à la faculté de médecine de Reims par François Lallier, médecin généraliste et chef de clinique universitaire, il nous parle de personnes qui se sont retrouvées en état de mort clinique et qui rapportent, après avoir été réanimées, une expérience hors du commun, avec des témoignages concordants : sortie de corps, tunnel, lumière, sensation très forte d’amour, rencontre avec des proches disparus… une expérience qui change ensuite radicalement sur leur façon de percevoir l’existence.
Ce phénomène a été longtemps ignoré, sous-exploré d’un point de vue scientifique, car très tabou dans le milieu médical, qui renvoie au rayon des superstitions tout ce qu’il ne parvient pas à expliquer. Ainsi, ces EMI ne seraient que des phénomènes purement psychologiques, des simples hallucinations. Mais alors, comment expliquer que les personnes mentionnent avoir vu des parents décédés dont ils ignoraient l’existence ? Ou bien se souviennent de conversations de proches qui n’étaient pas dans la salle de réanimation ?
Ces expériences arrivent alors que l’encéphalogramme des patients est à plat, que les yeux sont clos : cela vient heurter de plein fouet l’hypothèse matérialiste largement répandue (mais de moins en moins !) selon laquelle la conscience est un pur produit du cerveau biologique. De grands noms scientifiques tels que l’Australien John Eccles, prix Nobel de physiologie et de médecine en 1963, remettent profondément en cause cette théorie.
Les EMI restent profondément dérangeantes (mais fascinent !) dans une société qui s’est tellement habituée à considérer la mort comme un point final. Recensées à partir des années 1970, depuis que les progrès de la réanimation ont rendu plus poreuse la frontière entre la vie et la mort, elles seraient vécues par environ 20% des patients réanimés après une mort clinique, quels que soient leur âge, leur croyance ou leur nationalité ! C’est donc un effet de masse, qu’on découvre d’autant plus que ceux qui sont passés par là, ont de moins en moins peur qu’on les traite de menteur et en parlent de plus en plus.
De plus en plus de gens connus font leur coming out. Comme par exemple, Ingrid Chauvin, qui raconta dans l’émission « tout et son contraire » de Philippe Vandel sur France Info : « Je n’étais pas dans le coma, mais dans un état plus que second. J’ai vécu cette chose extraordinaire de me voir au-dessus de mon corps, de parcourir un long tunnel avec une lumière blanche au bout et de retrouver mon père, qui était parti un mois avant et qui me disait : ma chérie, je t’aime. Tu dois repartir, tu as des choses à faire » se rappelait la comédienne, avant d’expliquer se souvenir du moment où elle est revenue dans son corps ». elle se rappelle alors avoir ressenti le retour dans son corps avec les douleurs causées par son grave accident.
Le docteur Raymond Moody présenta alors l’expérience « modèle » d’une EMI. Voici ce qu’il écrivait en 1977, dans son livre « La vie après la vie » (Editions Laffont, pp 35 à 37) : « Voici donc un homme qui meurt, et, tandis qu’il atteint le paroxysme de la détresse physique, il entend le médecin constater son décès. Il commence alors à percevoir un bruit désagréable, comme un fort timbre de sonnerie ou un bourdonnement, et dans le même temps il se sent emporté avec une grande rapidité à travers un obscur et long tunnel. Après quoi il se retrouve soudain hors de son corps physique, sans quitter toutefois son environnement immédiat ; il aperçoit son propre corps à distance, comme en spectateur. Il observe de ce point de vue privilégié les tentatives de réanimation dont son corps fait l’objet (...)
Bientôt, d’autres événements se produisent : d’autres êtres s’avancent à sa rencontre, paraissant vouloir lui venir en aide ; il entrevoit les esprits de parents et d’amis décédés avant lui (...) Mais il constate alors qu’il lui faut revenir en arrière, que le temps de mourir n’est pas encore venu pour lui. À cet instant, il résiste, car il est désormais subjugué par le flux des événements de l’après vie et ne souhaite pas ce retour (...) Par la suite, lorsqu’il tente d’expliquer à son entourage ce qu’il a éprouvé entre-temps, il se heurte à différents obstacles. En premier lieu, il ne parvient pas à trouver des paroles humaines capables de décrire de façon adéquate cet épisode supraterrestre (...) Pourtant cette expérience marque profondément sa vie et bouleverse notamment toutes les idées qu’il s’était faites jusque-là à propos de la mort et de ses rapports avec la vie ».
Il va alors définir les échelles d’EMI, selon une approche mathématique simple, pour mesurer la « qualité » du témoignage. Cet indice comprend 10 catégories côtées par leur absence ou leur présence. Les scores de 1 à 5 identifient une expérience superficielle ; de 6 ou plus, l’expérience devient une EMI « de base » mais vraiment sérieuse. Si on a un 10, c’est une EMI profonde. Voici les 10 questions :
le sentiment subjectif d’être mort ;
un sentiment de paix ;
la séparation du corps ;
l’entrée dans une région sombre ;
rencontrer une présence ou entendre une voix ;
examiner sa propre vie ;
voir ou être enveloppé dans la lumière ;
voir des couleurs magnifiques ;
entrer dans la lumière ;
rencontrer des esprits.
Voici le témoignage d’un paroissien de notre groupement –à sa demande, et par pudeur, nous taisons son nom :
Le titre qu’il donne, c’est « j’ai vécu ma propre mort ; mon expérience de mort imminente ».
Il nous écrit ceci :
« Je vole, comme collé au plafond, dans le coin supérieur d’une pièce que je ne reconnais pas. Au sol dans le coin opposé de celui où je me trouve, je vois un lit. Il est en fer et peint en blanc. Il ressemble aux lits des vieux hôpitaux militaires, avec des barreaux verticaux qui forment la tête du lit. Je suis étendu sur ce lit. Oui, c’est bien moi et je suis mort. Plusieurs personnes que j’identifie comme des infirmières sont présentes et parlent en vaquant à leurs occupations. Il n’y a pas de douleur, ni de peine. Tout est calme.
Soudainement, je me sens aspiré vers le haut dans un large tunnel. Je ressens une impression extraordinairement agréable, comme une véritable jouissance physique. Cette formidable sensation dure aussi longtemps que la montée au bout de laquelle une lumière se fait de plus en plus vive. Cette lumière n’est pas aveuglante mais elle est d’une intensité que je n’ai jamais rencontrée jusque là.
Arrivé dans la lumière, je sens une présence et je sais directement que c’est Lui, mon Créateur. Je suis incapable de le voir car il est lumière indescriptible. Je peux juste distinguer (et peut-être est-ce une illusion) une forme humaine et divine à la fois. Si j’essaie de lever les yeux, ceux-ci sont aveuglés (cependant je ne ressens aucune douleur, c’est juste impossible). Je n’ai pas peur, je n’ai pas mal, je ne souffre pas de cet éblouissement, je suis bien, je suis apaisé.
Soudain, Sa voix se fait entendre, douce et claire à la fois : « Son moment n’est pas encore venu ! » Ces paroles s’adressent en priorité à moi mais aussi à une troisième personne qui se tient à mes côtés. Elle est vêtue d’une aube blanche, très blanche, à peine moins éclatante que l’habit de lumière de Dieu. Cette personne me tend cette tenue taillée dans un tissu grossier, de couleur grège. La différence de couleur entre l’aube de mon ange gardien que je viens de reconnaître et celle de l’aube qu’il m’invite à revêtir est marquante.
Soudainement, le sol se dérobe sous mes pas et je vis mon retour sur terre comme une chute. Arrivé à destination, un choc douloureux éclate dans ma poitrine : mes poumons se déchirent en s’ouvrant à nouveau à la vie. J’ai l’impression d’avoir déjà vécu ce moment à ma naissance, il y a un demi-siècle. Je n’ai qu’une envie : revivre indéfiniment ces quelques instants de pleine béatitude où tout n’est que lumière, chaleur, paix et amour.
Une certitude s’impose à mon cœur : Dieu m’invite à le servir encore et à témoigner que si nous sommes tous appelés à quitter cette terre, nous ne devons pas craindre la mort. Au delà de ce que m’enseignait ma propre foi, je sais maintenant que la mort n’est qu’un passage vers la vraie Vie ».
Outre le fait que c’est bouleversant de rencontrer une personne qui a connu une telle expérience, force est de constatée qu’elle a vécu une expérience profonde, et même au-delà, selon le docteur Moody. Car il rajoutait que si le retour change radicalement la vie après la revivification, nous sommes en présence d’une EMI exemplaire, une expérience qui constitue un vrai témoignage !
En effet, on peut dire que les 10 questions reçoivent la réponse positive :
Sentiment d’être mort : « c’est bien moi et je suis mort »,
Sentiment de paix : « tout est calme (…) Je ressens une impression extraordinairement agréable, comme une véritable jouissance physique »,
Séparation du corps : « Je vole, comme collé au plafond, dans le coin supérieur d’une pièce (…) je vois un lit. Je suis étendu sur ce lit »,
Entrée dans une région sombre : « je me sens aspiré vers le haut dans un large tunnel. Cette formidable sensation dure aussi longtemps que la montée au bout de laquelle une lumière se fait de plus en plus vive. ». En allant vers la lumière, cela veut dire qu’il n’y est pas, donc c’est un tunnel plus sombre que l’arrivée lumineuse.
Rencontrer une présence ou entendre une voix : la personne connaît les deux ! « je sens une présence (…) Soudain, Sa voix se fait entendre, douce et claire à la fois : « Son moment n’est pas encore venu ! »
Examiner sa propre vie : si ce n’est pas dans le témoignage, en lui parlant, la personne, en creusant cette expérience, me dit : « on m’a fait comprendre que jusqu’ici, j’étais passé à côté de ma vie. Et qu’on m’offrait un surcroît de temps pour aller à l’essentiel : me mettre au service du Seigneur, dans son Eglise ». Et je peux témoigner que la personne y met tout son cœur pour servir l’Eglise !
Voir la lumière : « une lumière se fait de plus en plus vive »
Voir des couleurs magnifiques : « Cette lumière n’est pas aveuglante mais elle est d’une intensité que je n’ai jamais rencontrée jusque là ». On peut dire que si la personne ne voit pas d’autres couleurs, elle voit une lumière blanche magnifique, et d’autres blancs moins intenses.
Entrer dans la lumière : « Arrivé dans la lumière », rencontrer des esprits : la personne va en rencontrer trois (plus sa grand-mère, non décrit dans ce témoignage, mais dont elle m’a parlé en creusant cette expérience) : « je sens une présence et je sais directement que c’est Lui, mon Créateur », « troisième personne qui se tient à mes côtés » et « la différence de couleur entre l’aube de mon ange gardien que je viens de reconnaître ».
Je dois témoigner que la personne ne connaît pas ces 10 questions et qu’elle n’a pas rédigé selon ce modèle mais selon ce que je lui ai demandé : décrire de tout son cœur et le plus objectivement, ce qu’elle se rappelle !
Bien sûr, ce ne sont pas des preuves, mais retenons le message que cette personne nous donne, après le face-à-face avec le Seigneur, message que l’Eglise rappelle en boucle depuis deux mille ans : « Je n’ai qu’une envie : revivre indéfiniment ces quelques instants de pleine béatitude où tout n’est que lumière, chaleur, paix et amour »

(il s’agit bien d’une vie éternelle de béatitude, de paix, de joie, d’amour… de bonheur infini !).
Et surtout : « Une certitude s’impose à mon cœur : Dieu m’invite à le servir encore et à témoigner que si nous sommes tous appelés à quitter cette terre, nous ne devons pas craindre la mort. Au delà de ce que m’enseignait ma propre foi, je sais maintenant que la mort n’est qu’un passage vers la vraie Vie » !
+Franz

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