Saint AGRICE

Lundi 13 janvier 2020, par Secrétariat // LE SAINT DU JOUR

SAINT AGRICE OU AGRY, EVEQUE DE TREVES (en 335)

Après le départ de ce monde des premiers fondateurs de l’Eglise de Trèves, comme la semence du Verbe divin, par eux répandue, s’était en partie développée en une abondante moisson de saints, et en partie desséchée dans les cœurs pendant une ardente persécution de deux siècles, il plut à la divine miséricorde, lorsque la paix eut été rendue à l’Eglise par l’empereur Constantin, d’inspirer à sainte Hélène, mère de ce roi, de rappeler à la vie dans la cité de Trèves, la foi chrétienne qui s’y mourait.
Lors donc qu’elle eut appris que ce siège était dépourvu de pasteur, soucieuse de combler ce vide, elle présenta au souverain Pontife, pour être ordonné, un homme distingué par ses vertus, Agrice, clerc de l’église d’Antioche. Voulant pourvoir au salut de ce peuple non moins que correspondre aux désirs de l’impératrice, saint Sylvestre créa Agrice primat des Gaules et des deux Germanie, et le mit à la tête de l’Eglise de Trèves avec l’autorité et le titre d’archevêque. Saint Agrice ayant reçu de la sainte impératrice d’insignes et précieuses reliques apportées d’Orient, les déposa dans un sanctuaire de l’église confiée à ses soins. Entre ces reliques nous comptons principalement la tunique sans couture du Sauveur et un des clous dont son très saint corps fut percé et attaché à la croix ; de plus, les ossements de l’apôtre saint Matthieu et beaucoup d’autres qui sont encore aujourd’hui l’objet de la vénération des peuples et attirent un grand concours de pèlerins.

Il convertit le palais de sainte Hélène en une basilique métropolitaine dédiée au prince des Apôtres, dans laquelle il déposa le trésor de ces saintes reliques, excepté le corps de saint Matthieu, qu’il donna à la vieille église de Saint-Euchaire où le siège des évêques de Trèves avait été établi jusqu’alors ; plus tard cette église, augmentée d’un célèbre monastère, prit le nom de cet apôtre. Le principal soin de saint Agrice fut d’extirper radicalement tout ce qui restait des superstitions idolâtriques à Trèves, et, avec le secours des deux Constantin, le père et le fils, et de l’impératrice Hélène, de propager la salutaire doctrine du Christ dans la Gaule et chez les Belges.

Il s’en occupa infatigablement jusqu’à ce que, mûr pour le ciel par son âge et ses vertus, après avoir conduit le troupeau du Seigneur pendant vingt ans et plus, choisissant entre ses deux disciples Maximin et Paulin le premier comme plus âgé pour être son successeur, il passa du milieu de ses travaux au repos de la bienheureuse éternité, laissant son corps à la basilique de Saint-Jean-l’Evangéliste, aujourd’hui nommée de Saint-Maximin. Il y repose dans une crypte à coté de son successeur ; autrefois tout le clergé de Trèves se réunissait annuellement pour faire mémoire de son décès.

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