Saint AHMED LE CALLIGRAPHE

Vendredi 3 mai 2019, par Secrétariat // LE SAINT DU JOUR

Aujourd’hui mémoire facultative de S. Philippe et S. Jacques, Apôtres mais nous fêtons aussi,

Saint Ahmed le Calligraphe
Martyr (✝ 1682)

"La plus grande de toutes les choses est la foi en Jésus."
Proclamant cela, ô Ahmed, tu as reçu une grande couronne.

Le Saint Nouveau-Martyr Ahmed originaire de Constantinople, fut élevé dans la religion musulmane par ses parents. Il exerçait la profession de copiste dans les Grandes archives. Conformément à la loi ottomane, comme il n’avait pas de femme, il avait une esclave à sa place, une femme russe. Une autre captive de Russie, une vieille femme elle aussi esclave vivait avec elle. Ces deux femmes étaient très pieuses.(1)

Les jours de fête la vieille femme se rendait à l’église. Prenant le pain bénit, ou antidoron, elle le donnait toujours à manger à la jeune femme. La vieille femme lui apportait aussi de l’eau bénite à boire. Lorsque cela se produisait et qu’Ahmed était près d’elle, il sentait le parfum magnifique et indescriptible qui s’exhalait de sa bouche. Il lui demanda ce qu’elle mangeait pour qu’une tel parfum émane de sa bouche. Ne réalisant pas ce qui se passait, l’esclave dit qu’elle ne mangeait pas n’importe quoi. Toutefois, il persista à demander. Finalement, elle lui dit qu’elle mangeait le pain qui avait été béni par les prêtres, que la vieille femme lui apportait chaque fois qu’elle revenait de l’église.

En entendant cela, il fut rempli du désir de voir l’église orthodoxe et comment les orthodoxes recevaient ce pain bénit. Par conséquent, il appela un prêtre et lui dit de préparer un endroit secret pour lui, afin qu’il puisse assister à la liturgie quand le Patriarche célébrait. Quand le jour fixé fut arrivé, vêtu comme un chrétien (2), il alla au Patriarcat et suivit la Divine Liturgie. Alors qu’il était dans l’église, il vit le patriarche resplendissant de lumière et soulevé au-dessus du sol, au moment où il sortait du sanctuaire par la Porte Sainte pour bénir le peuple. Comme il bénissait, ses mains rayonnaient d’une lumière qui se posait jusque sur la tête de tous (les chrétiens) à l’exception de celle d’Ahmed. Cela se produisit à plusieurs reprises et chaque fois Ahmed assista à la scène. C’est ainsi qu’Ahmed vint à la foi. Sans hésitation, il fit venir le prêtre, qui lui donna la renaissance par le baptême. Ahmed demeura un chrétien secret pendant un certains temps.(3)

Cependant, un jour qu’Ahmed et quelques nobles mangeaient ensemble, ils se sont assis pour converser et fumer le narghilé, comme c’est la coutume. Au cours de la conversation ils commencèrent à échanger sur ce qui était la chose la plus merveilleuse au monde. Chacun donna son avis. Le premier invité dit que c’était d’avoir la sagesse pour un homme. Le second soutint que c’était la femme qui était la chose la plus merveilleuse au monde. Un troisième cependant prétendit que la chose la plus magnifique au monde, et de loin la plus délicieuse était du pilaf au yaourt - n’était-ce pas la nourriture des justes au paradis ?

Puis ce fut au tour d’Ahmed. Ils se tournèrent vers lui, lui demandant son avis sur cette question. Rempli de zèle, Ahmed proclama que la plus belle chose de toutes était la foi des chrétiens. Et lui-même confessa être chrétien, et hardiment il critiqua la fausseté et la supercherie des musulmans. Au début, en entendant cela les musulmans furent atterrés. Puis, remplis d’une rage indicible, ils tombèrent sur le saint martyr et le traînèrent devant un juge, de sorte qu’il soit condamné à mort. Ainsi, Ahmed reçut la couronne du martyre, décapité sur l’ordre du gouverneur le troisième jour de mai de l’année 1682, au lieu-dit Kayambane Bahche. Telle fut la fin bénie du saint Nouveau martyr, par les saintes prières duquel puissions être jugés dignes du Royaume de Dieu. Amen.

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