Saint CAGNOALD

Vendredi 6 septembre 2019, par Secrétariat // LE SAINT DU JOUR

Saint Cagnoald (Cagnoaldus)(vers 575 –633)
Moine de Luxeuil, évêque de Laon (Aisne).

Appelé populairement Cagnou. Jonas de Bobbio, qui l’a bien connu, nous a donné pour une fois, nombre de renseignements : aîné des enfants de Chagnéric et de Leudegonde, que Colomban visita à Pipimisiacum(à proximité de Meaux, Seine-et-Marne) dans son périple de Nantes à Bregenz en 610.Cagnoald serait né, vers 575, il eut pour frère saint Faron(évêque de Meaux) et pour sœurs Burgondofare (Sainte Fare,fondatrice du monastère de Faremoutiers) et sainte Anestrude connue seulement par le testament de sainte Fare.

Il aurait fait profession à Luxeuil vers 594 et parrainé par son oncle dont il portait le nom. Colombantrouva en lui rapidement tant de bonnes dispositions et de qualités intellectuelles qu’il se l’attacha comme assistant et disciple. Comme il n’était ni irlandais ni breton, il ne put suivre son maître lors de l’exil forcé des moines de Luxeuil en 610, mais il s’empressa de le rejoindre à Metz, ou chez ses parents, dès que le blocus de Luxeuil fut levé.

Il suivit ainsi Colomban dans ses pérégrinations à travers la Suisse jusqu’à Bregenz (Autriche), où ils établirent un nouveau Luxeuil. C’est dans ce nouveau monastère qu’il a raconté quelques détails de la vie quotidienne à Jonas : alors que Colomban étaiten retraite dans une grotte proche de Bregenz, il n’avait pour toute nourriture que des fruits sauvages, un ours était alors arrivé et dévora ses aliments. A l’heure du repas, Colomban envoya Cagnoald cueillir la ration de fruits habituelle. Celui-ci sépara avec son bâton la part qui était destinée à Colomban, laissant la sienne à l’ours qui ne chercha pas à franchir la limite.Un peu plus tard, dans le même désert, Colomban, seul avec Cagnoald, lui raconta qu’il avait eu la révélation de la sanglante bataille de Tolbiac et la victoire de Thierry II (qui avait expulsé Colomban de Luxeuil) sur Théodebert. La victoire de Thierry obligea Colomban à quitter les rives du lac de Constance et à partir en Italie.

Mais avant de partir il préféra renvoyer Cagnoald à Luxeuil auprès d’Eustaise dont le monastère souffrait d’un certain désordre. En 612 il accompagna Eustaise lorsque ce dernier fut reçu chez ses parents. Vers 618-620, après avoir rétabli la tranquillité et assuré l’essor du monastère, Eustaise envoya Cagnoald avec Valberten Brie pour aider sa sœur Fare à établir sa communauté de moniales à Evoriac. Tous deux étaient prêtres et leur noble origine ne pouvait être que bénéfique à la nouvelle fondation.Il travaillait à cette belle œuvre lorsque le siège épiscopal de Laon venant à être vacant par la mort de Rigobert le 22 novembre 622, il fut désigné pour lui succéder.En 625, il assista avec son ami Donat, évêque de Besançon et filleul de Colomban, au Concile de Reims, dont il signa (avec lui) le décret. On retrouve sa signature également au bas de la charte accordée par Éloi au monastère de Solignac (octobre 631).

Cagnoald mourut d’apoplexie en 633, au monastère Saint-Vincent de Laon où il fut enterré.

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