Saint FOLQUIN DE THEROUANNE

Vendredi 8 mars 2019, par Secrétariat // LE SAINT DU JOUR

Aujourd’hui mémoire facultative de S. Jean de Dieu mais nous fêtons aussi,

Folquin nait en Austrasie, fils de Jérôme, apparenté à Charlemagne (selon les versions, Jérôme, est un fils naturel de Charles Martel et donc cousin germain de l’empereur, ou oncle de celui-ci), et d’Erkensinde qui appartient à une grande famille de la région et aurait été d’une grande beauté. Le nom de sa mère apparait parfois indiqué Ermentrude.

Folquin a deux frères Folrad, connu comme grand guerrier, et Odwin. Il montre très tôt de grandes qualités intellectuelles et étudie les sciences et la théologie. Il reçoit une solide formation, grâce au développement de l’enseignement voulu par Charlemagne. Il garda de cette époque le goût des lettres qu’il amena dans son évêché de Thérouanne et dans l’abbaye de Saint-Bertin.

Un de ses arrière petit neveu, prénommé lui-aussi Folquin ou Folcuin ( Folcuin de Lobbes) religieux à Saint-Bertin, également auteur du cartulaire de l’abbaye, écrit sa vie au Xe siècle, à la demande de Gautier, abbé de Saint-Bertin. Ce Folquin avait été confié par ses parents Folquin, petit neveu du saint, et Thiédala à l’abbaye pour y être moine.
Folquin est choisi comme évêque de Thérouanne par le clergé et les seigneurs de l’évêché, à la mort de son prédécesseur Grimbault ou Grimbaldus en 815-818, Nanthaire II étant abbé de Saint-Bertin.

Son élection est confirmée par le roi de France Louis le Pieux ou Louis le Débonnaire, et par le Pape Léon III. Folquin est consacré par l’archevêque Ebon de Reims.

Dès son élection , Folquin se fait remarquer par sa piété et la sagesse de ses décisions. Il met un soin particulier à veiller à ce qu’un bon accueil soit réservé aux pélerins, voyageurs, pauvres.

Folquin effectue de nombreuses tournées pastorales dans son évêché pendant son épiscopat pour prêcher, baptiser, évangéliser. Il est à Wormhout lorsqu’il apprend qu’Hugues l’abbé, abbé notamment du Mont Saint-Quentin a entrepris d’enlever les reliques de Saint-Omer (Audomar de Thérouanne) pour les ramener à Saint-Quentin. Il envoie aussitôt des gens armés poursuivre les spoliateurs. Rattrapés à Lisbourg, ceux-ci s’enfuient en laissant sur place les saints restes. Folquin organise alors le retour en grande pompe de la relique à Saint-Omer où elle demeura cachée de nombreuses années pour éviter toute nouvelle tentative.

Pour marquer l’évènement, Folquin instaure une commémoration annuelle de ce transport le 8 juin. Elle avait encore lieu au début du XVIIe siècle sous le nom de « Saint-Omer en fleurs ».

Folquin exerce particulièrement sa charité lorsque les Normands commencent à tout dévaster en Morinie et en Flandre. Dans cette perspective, il ordonne en 846 de cacher le corps de Saint Bertin (Bertin de Sithiu) dans un lieu également tenu secret et institue une commémoration annuelle de cette translation le 16 juillet. La relique demeura 206 ans sous l’autel et fut retrouvée en 1050.

Folquin tombe malade lors d’une nouvelle tournée pastorale au village d’Esquelbecq, et meurt le samedi 14 décembre 855.

Ses obsèques sont célébrées par Adalard, abbé de Saint-Bertin. Ses restes furent placés ensuite dans l’abbaye de Saint-Bertin. conformément à sa demande. Il fut inhumé à proximité de l’autel principal de l’abbaye, dans un tombeau de marbre, devant le grand autel dédié à Saint Martin.

Lui succède à l’évêché de Thérouanne, Humphroy de Thérouanne, Saint Humphroy, nommé par Charles le Chauve.

Il reste peu d’écrits de Folquin de Thérouanne. Peut être cité un décret relatif aux torts faits à l’abbaye de Saint-Bertin par l’administration de Fridogise II, fils naturel de Charlemagne et abbé de 820 à 834.

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