Sainte THEODOSIE

Lundi 11 février 2019, par Secrétariat // LE SAINT DU JOUR

Aujourd’hui mémoire facultative de Notre-Dame de Lourdes mais nous fêtons aussi,

Sainte Théodosie de Constantinople, vécut au VIIIe siècle à Constantinople pendant la persécution iconoclaste. Elle naquit de parents remarquables par leur piété et leur zèle dans le service de Dieu. Le prénom qu’elle reçut d’eux et qui signifie « Don de Dieu » fut fort bien illustré par sa foi ardente et le courage dont elle fit preuve dans le combat contre les iconoclastes.

À sept ans elle perdit son père. Sa mère décida alors de renoncer au monde et se retira avec elle dans un monastère où - pendant trois ans - elle se livra tout entière à l’éducation de son enfant, puis rendit son âme à Dieu.

Théodosie distribua alors aux pauvres tous les biens légués par ses parents et ne garda pour elle qu’une petite somme d’argent pour se procurer trois icônes : une de notre Seigneur, Jésus-Christ, une de la très pure Mère de Dieu, et une de la célèbre martyre Anastasie.

Puis vint la période de persécution contre l’Église par l’intermédiaire de l’empereur Léon III l’Isaurien et du patriarche Anastase qui voulaient abolir le culte des icônes. L’empereur ordonna par un édit la destruction de l’icône du Christ placée au-dessus de la porte d’airain de la ville.

Apprenant cela, Théodosie fut saisie d’un zèle ardent et, entraînant à sa suite les moniales de son monastère, décida d’empêcher le soldat de commettre cette profanation. Elles allèrent à sa rencontre avec pour seules armes le chant des psaumes , et arrivées à la porte de la Ville, parvinrent à le renverser de l’échelle avant qu’il n’atteigne l’icône.

Leur courage et leur audace en imposèrent tellement à la foule présente que personne ne porta la main sur elles et elles retournèrent dans leur monastère sans être inquiétées... jusqu’à ce que l’empereur, furieux après avoir eu connaissance des faits, les fasse paraître en jugement.

Elles furent soumises aux interrogatoires et menaces, mais rien ne fit changer d’avis Théodosie ni ses sœurs. Ste Théodosie répondit au tyran : « Sire, dès ma plus tendre enfance j’ai soupiré après une vie paisible loin du bruit des hommes et n’ai jamais eu de désir plus grand que celui de faire mon salut, aussi rien de ce qui fait les délices du monde n’a jamais pu, grâce à Dieu, me détourner de ma résolution d’embrasser la vie religieuse. Sache donc que tu ne pourras absolument rien faire qui puisse me détacher de l’amour de Dieu. S’il te plaît de me donner la mort, va, hâte-toi de m’accorder ce bienfait ; j’abandonne de bon gré mon corps aux supplices. Fais-le déchirer, disloquer, broyer, décapiter, en un mot prive-moi de la vie pour que je vole plus tôt vers la vie immortelle et bienheureuse. »

Ses sœurs confessèrent aussi leur même détermination et le tyran ordonna de les livrer au supplice. Elles furent égorgées, mais Théodosie dut encore subir interrogatoires, humiliations et divers supplices jusqu’à ce que ses bourreaux, convaincus de ne pouvoir la faire changer d’avis, finissent par l’achever sur la place du marché, d’un coup de corne dans la gorge.

Sainte Théodosie est très vénérée à Constantinople et lorsque fut institué le dimanche du Triomphe de l’Orthodoxie (1er dimanche de Carême) après la période iconoclaste, il était d’usage de porter son icône dans la procession des icônes.

Au Monastère Sainte-Catherine du Sinaï, on trouve pas moins de cinq icônes de sainte Théodosie bien qu’il n’y ait aucune chapelle qui lui soit dédiée. Cela atteste des liens étroits qui existaient entre Constantinople et le monastère du Sinaï.

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