Saintes AGATHE YI ET THERESE KIM

Jeudi 9 janvier 2020, par Secrétariat // LE SAINT DU JOUR

Thérèse Kim naît vers 1797 à Myeoncheon, dans la province de Chungcheong. Elle est d’une famille de saints et de martyrs : elle est la tante de saint André Kim Taegon, le premier Coréen prêtre, et la cousine du père de celui-ci, saint Ignace Kim Che-jun. Son propre père, André Kim Han-hyon, et son grand-père, Pie Kim Chin-hu, ont eux aussi témoigné en mourant leur foi après avoir été emprisonnés et torturés.

Son père, depuis sa prison, se préoccupe beaucoup de sa femme, la mère de Thérèse, et regrette que personne ne l’aide malgré l’hiver, par crainte des risques encourus. Il écrit à ses relations pour leur demander de la prendre en charge, au nom de l’amour, de l’unité indispensable dans l’Église, et de la nécessité de s’aider et de se soutenir mutuellement.

Thérèse Kim est très appréciée et charitable. Elle se marie à l’âge de 17 ans, et épouse un autre chrétien, Joseph Son. Ils ont beaucoup d’enfants, qu’elle élève et éduque dans l’amour de Dieu. Son mari, Joseph, est arrêté et emprisonné. Il meurt dans la prison de Haemi.

Elle a alors 32 ans. Ainsi devenue veuve, elle mène une vie de mortification, et jeûne deux fois par semaine, tous les mercredis et vendredis. Elle est réputée être une chrétienne exemplaire malgré sa condition de veuve. La forte volonté qu’elle manifeste depuis sa jeunesse la soutient dans son esprit, son comportement et son maintien.

Lorsque le prêtre chinois Pacifique Yu arrive en Corée, Thérèse Kim est choisie pour être sa gouvernante. Le père Yu et d’autres l’admirent autant pour son exemple de vie chrétienne que pour l’excellence de son travail. Quand le P. Yu quitte la Corée, elle devient l’une des femmes chargées de l’intendance de Mgr Laurent Imbert, malgré les risques d’être arrêtée.

Ne s’étant pas échappée, elle est arrêtée le 19 juillet 1839. Interrogée, elle reste fidèle à sa foi et refuse de révéler où se trouvent les missionnaires et les autres catholiques. Elle est fouettée plusieurs centaines de fois. Après six mois d’emprisonnement et de souffrances, Thérèse Kim est étranglée à Séoul le 9 janvier 1840.

Agathe Yi naît en 1824 à Séoul, au sein d’une famille catholique. Elle est la fille d’Augustin Yi Kwang-hŏn et de Barbara Kwon Hŭi.

Éduquée dans la foi catholique de ses parents, elle est arrêtée le même jour qu’eux, le 8 avril 1839.

En prison, Agatha Yi subit des interrogatoires, et elle est torturée plusieurs fois. Le chef des policiers essaye de la persuader de renoncer à sa foi. Comme il n’y arrive pas, il essaye alors de vaincre sa résistance par la violence pour la forcer à renier sa foi. Il est surpris que même la violence ne soit pas efficace contre elle. Mais Agathe Yi endure les menaces comme les tortures avec un tel courage que les gens qui l’entourent peuvent croire à la force de la grâce divine qui la soutient.

Entourée de gardiens de prison qui sont parfois comme des bêtes, Agathe Yi peut cependant préserver sa virginité au milieu d’eux, ce qui semble tenir du miracle. Voulant la piéger, les gardiens lui mentent en lui affirmant que ses parents ont abandonné leur foi et sont sortis libres de la prison. Elle leur répond pour elle-même et pour son frère Damien en leur disant : « Que nos parents nient ou non leur religion, ce n’est pas notre affaire. Nous ne pouvons pas nier Dieu ! ».

Agathe Yi est fouettée plusieurs centaines de fois, et elle est battue 90 fois. Elle se perd pas courage au milieu de ces souffrances, bien qu’elle connaisse aussi la soif, la faim, la maladie. En souffrant, elle pense à son père qui a été décapité le 24 mai 1839, et à sa mère martyrisée le 3 septembre 1839. Elle veut les imiter. Après neuf mois d’emprisonnement, Agathe Yi est étranglée mortellement le 9 janvier 1840 à Séoul, à l’âge de 17 ans.

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