Un peu de bon sens : Remettons l’humain au centre.

Dimanche 25 février 2018, par Secrétariat // DECLARATION DE VOTRE CURE

Nous avons assigné, à Dieu, une résidence. Problème : nous agissons normalement ainsi à l’égard de tous ceux et celles qui risquent de déranger. Et puis, c’est bien plus clair. Et plus réconfortant. Les uns prétendent qu’il est dans tel coin remarquable et dans tel paysage. Ne le voyez-vous pas ? D’autres le voient plutôt dans telles constructions : à Jérusalem, au temple, à l’abri des regards ; ou bien dans nos églises et dans nos tabernacles. Ne le croyez-vous pas ? A moins que ce ne soit dans les cérémonies où nous le convoquons. Ne le sentez-vous pas ? On sait où il est, au moins il ne nous dérangera pas trop…
Mais chaque fois, Dieu s’échappe.
Car nous avons placé, autour des résidences, des murs, des barbelés. Résidences surveillées. Allez-vous donc parler de beauté de la nature aux hommes et aux femmes qui vivent dans des taudis. Et puis on a besoin de lévites et de prêtres pour pénétrer au temple, pour en ouvrir les portes, pour les cérémonies. II faut montrer patte blanche. Et puis l’argent aussi, qui s’insinue partout quand l’homme fait barrière : l’argent pour les offrandes, l’argent pour la bonne cause.
Mais voici qu’un beau jour… un homme, au nom de son Père, a balayé tout ça. Il a libéré Dieu !
« Détruisez donc ce temple. Je le rebâtirai. Et en trois jours », dit-il. Ce qui fut dit fut fait. Ainsi le nouveau temple ne serait plus de pierre mais il serait de chair. Ce serait son corps à lui. Son corps de chair et d’os. Broyé par l’injustice, courbé sous le fouet et couvert de crachats, et couronné d’épines, et ridiculisé, et cloué à une croix, et perdant sang et eau, et expirant enfin. Mais corps ressuscité, trois jours seulement plus tard. Vivant parmi les hommes, les hommes qui sont comme lui. II n’y a plus qu’un temple, et ce temple, c’est l’homme. Car nous sommes le Temple de l’Esprit. C’est là que Dieu habite. Allons nous, en ces temps de Carême lui demander un loyer, des comptes ou… est-ce que nous allons oser la liberté de Dieu pour qu’elle fusionne avec la liberté de l’homme en nos cœurs ? Père Franz

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